novembre 7, 2017 9:06

Publié par François Ténèze

Rocamadour

Je vous propose un beau circuit dans ce département du Sud-ouest qu’est le Lot situé entre le Périgord (à qui il ressemble), le sud du Limousin et le Massif Central. On y accède facilement par l’Autoroute A 20 ou l’ex RN20, mais les routes intérieures sont sinueuses. Des causses désertiques aux vallées encaissées le jeu en vaut la chandelle. Ce qui frappe, c’est l’incroyable nombre de sites et monuments de ce département de plus en plus prisé par les vacanciers, touristes et artistes. Parmi les plus belles découvertes un florilège exceptionnel de labels  “Plus Beaux villages de France” . C’est ce que l’on va découvrir du nord au sud lotois. Rocamadour, Loubressac, Autoire, Carennac, Beaulieu- sur- Dordogne, Cardaillac, Saint- Cirq- Lapopie… vont se dévoiler les uns après les autres.

De villages en villages

Rocamadour

Au sommet de la falaise, le « château ». En dépit de son aspect médiéval, il date du 19ème siècle.

Au sommet de la falaise, le « château ». En dépit de son aspect médiéval, il date du 19ème siècle.

A tout seigneur, tout honneur, Rocamadour. C’est ce qu’ont surement dit les rois et les grands du Moyen-âge à propos de ce haut lieu spirituel niché dans un cadre exceptionnel.
C’est le deuxième site de France après le Mont Saint-Michel auquel il ressemble par certains aspects et son histoire. Pas de mer, mais un canyon formé par la rivière Alzou et, accroché à la falaise, un ensemble religieux chargé d’histoire, tellement important au Moyen-âge qu’il fut visité par les rois de France Saint Louis, Jean le Bon, Charles IV, Louis XI, la reine Blanche de Castille ou même Richard Cœur de Lion. Des pèlerinages royaux. Car c’était, et c’est encore, un lieu de dévotion devenu aussi un haut lieu touristique.
Les pèlerins venaient y prier une vierge dite « noire » Notre Dame de Rocamadour dont la statue du XIIème siècle peut encore s’admirer dans une des chapelles parmi les ex-voto, fers de prisonniers libérés, et même maquette de bateau, car cette vierge était très vénérée par les marins. On dit même qu’une vieille cloche du 9ème siècle se mettait à tinter d’elle-même lorsqu’un navire était en perdition et réclamait un miracle de la Vierge.

 

 L’entrée et la place des sanctuaires

L’entrée et la place des sanctuaires

Sur les hauteurs de l’Hospitalet, des «  bories » ou habitat de pierres recouvert de lauzes.

Pour vous rendre sur le site, le plus pratique est de s’arrêter sur les hauteurs de l’Hospitalet, là où se trouvent la plupart des hôtels. On peut descendre à pieds par un petit chemin de croix en passant devant ce qui semble être une grotte naturelle mais qui est en fait une ancienne carrière. Si vous n’aimez pas trop marcher vous pouvez aussi emprunter deux ascenseurs (aller/retour) ou, en saison un petit train. Pour les plus courageux, il y a un escalier de…223 marches que les pèlerins montaient autrefois… à genoux ! On rejoint donc le parvis des sanctuaires avec ses chapelles, le tombeau de Saint Amadour découvert, comme c’est étrange, par un abbé… du Mont Saint-Michel en 1183 ! Dans le surplomb du rocher est fichée une épée censée être la Durandal de Roland, neveu de Charlemagne, lancée depuis Roncevaux. Bien plus brillant que le lancer du marteau aux jeux Olympiques ! Cet ensemble du parvis est vraiment très harmonieux, même si certaines parties ont été passablement restaurées. Tout en haut, le château s’adosse au rempart médiéval.

Tout en bas, la rue principale avec ses hôtels, restaurants et commerces, se termine par des portes médiévales. Nous sommes bien dans le sud-ouest : dans la vitrine d’une petite chapelle consacrée au rugby, des maillots de champions !

Tout en bas, la rue principale avec ses hôtels, restaurants et commerces, se termine par des portes médiévales. .Nous sommes bien dans le sud-ouest : dans la vitrine d’une petite chapelle consacrée au rugby, des maillots de champions !

Tout en bas, une longue rue longée d’hôtels, restaurants et magasins façon Mont Saint-Michel. Mais on entre et on sort par de très belles portes de pierre médiévales. De Rocamadour on peut aussi visiter le Rocher des aigles, centre d’élevage et de reproduction des rapaces où l’on peut assister à d’étonnantes démonstrations en vol. De même, un autre site animalier, la Forêt des singes permet d’observer 150 primates en liberté sur 10 hectares boisés.

Rocamadour et le mystère des « Vierges noires »

Dans la chapelle, Notre Dame de Rocamadour, vierge dite « noire ». Lampes, bougies et ex-voto dans la chapelle Notre Dame.

Dans la chapelle, Notre Dame de Rocamadour, vierge dite « noire ». Lampes, bougies et ex-voto dans la chapelle Notre Dame.

La Vierge de Rocamadour fait partie de ces « vierges noires » du Moyen-âge qui sont au nombre de plusieurs dizaines en France. De nos jours leur origine est encore un sujet de supputations les plus diverses. Quoi qu’il en soit, celle de Rocamadour est une statuette de bois, noircie par le temps, enveloppée dans une robe de lamelles d’argent. Sa célébrité remonte au légendaire ermite, saint Amadour, qui sculpta une Vierge en bois à laquelle de nombreux miracles furent attribués. Venu en Gaule, il aurait propagé son culte. Celui-ci est fort ancien à Rocamadour. Cependant, la grande vogue du pèlerinage ne date que du xiie siècle, comme la statuette d’ailleurs . 

Pour en savoir plus sur sa composition, la cellule Patrimoine du département du Lot a récemment lancé une étude de cette statuette. Après un scannage au Centre hospitalier de Cahors, l’analyse a montré qu’elle est composée d’une seule pièce de noyer, sans relique cachée à l’intérieur, avec une robe de métal et un collier d’argent. Sa structure est en bon état malgré des décollements et des trous sur le visage et le buste. La statuette de l’enfant Jésus est fixée sur son genou droit par des chevilles de bois et des agrafes.
Un prélèvement de bois a été effectué au printemps 2016 pour une datation au carbonne 14 et une analyse sur les variations de température et d’humidité de la chapelle qui abrite cette Vierge a été effectuée. On en saura plus bientôt. Et l’énigme des Vierges noires semble maintenant résolue par le simple bon sens.

Une des suppositions avancée jusqu’au milieu du xxe siècle était le choix du matériau comme l’ébène ou l’acajou, mais les sculpteurs du Moyen Âge n’utilisaient que du bois local (noyer, chêne, fruitier…) facile à obtenir et à travailler. D’autres évoquaient la possibilité de dépôts de suie provenant des cierges, mais alors le noir ne se serait pas uniquement concentré sur les visages et les mains. Pour certains encore, les Vierges noires étaient assimilées aux déesses mères antiques ou à lsis, divinités parfois représentées comme noires, de même que des Vierges égyptiennes coptes ou éthiopiennes.

En fait, l’explication pour les vierges moyen-âgeuses tient au fait que les pigments à base de plomb utilisés pour les carnations se sont oxydés avec le temps et ont noirci (le « blanc de plomb » se transforme en noir de plomb), d’ailleurs on retrouve systématiquement la polychromie claire d’origine sous la couche noire. L’enfant Jésus est lui aussi noir car les pigments utilisés pour les carnations sont les mêmes. On retrouve d’autres statues de la même époque et qui ne représentent pas la vierge Marie aux carnations noires.
Toutefois, même si leur couleur ne provient pas à l’origine d’un choix délibéré, elle est devenue un élément de leur identité, et certaines ont été délibérément repeintes en noir sur leur visage et mains lors de restaurations ou ont inspiré d’autres œuvres. D’ailleurs, ce n’est qu’à partir du xviie siècle que certains sculpteurs produisent des vierges d’emblée noires. Le débat est clos ?

Loubressac

Un bourg fortifié, fièrement planté sur son piton rocheux.

Un bourg fortifié, fièrement planté sur son piton rocheux.

Quittons Rocamadour pour emprunter de petites route de causse bordées de murs de pierre calcaire et remontons vers le nord pour visiter quatre autres “Plus beaux villages de France”.

La porte fortifiée d’un manoir du 15ème siècle

La porte fortifiée d’un manoir du 15ème siècle

Ce qui frappe, dans cette petite bourgade perchée sur son promontoire, c’est l’unité de style traditionnel Quercynois : maisons de pierre beige clair, toits pointus recouverts de petites tuiles brunes. On déambule dans des ruelles fort bien entretenues et qui offrent de belles surprises architecturales : porche d’église Renaissance, manoirs et hôtels harmonieux.

Depuis Loubressac, un panorama extraordinaire avec, dans le fond, la vallée de la Dordogne, les châteaux de Castelnau et de Montal. Plus loin, Saint Céré.

Depuis Loubressac, un panorama extraordinaire avec, dans le fond, la vallée de la Dordogne, les châteaux de Castelnau et de Montal. Plus loin, Saint Céré.

Allez jusqu’aux différents panoramas et vous verrez l’un des plus grandioses paysages de la vallée de la Dordogne. Ce splendide panorama permet d’embrasser toute la région. On découvre la vallée de la Dordogne, le château de Castelnau- Bretenoux sur sa butte, celui de Montal, les tours de Saint Laurent au dessus de la ville de Saint Céré. Au second plan les monts du Cantal et le Ségala pays du seigle et de la châtaigne.

Autoire

Autoire , blotti dans son écrin de verdure et cerné de falaises.

Autoire , blotti dans son écrin de verdure et cerné de falaises.

Le « château des Anglais » se confond avec la roche.

Le « château des Anglais » se confond avec la roche.

Comme Paimpol a sa falaise, Autoire a ses falaises et s’étire le long d’une sorte de canyon qui se termine par un cirque. Rien à voir avec des clowns bien sûr car les cirques (nombreux le long de la Dordogne) sont des méandres de la rivière entourés de hautes falaises. D’ailleurs, avant d’aller visiter le village, je vous recommande de monter en un lieu appelé le Château des Anglais. Forte montée le long de la falaise et précipices vertigineux , voire dangereux en direction de ce « château ». C’est en fait une construction de pierre collée à la roche qui servit de repaire aux mercenaires et routiers pendant la guerre de 100 ans. Au bout de ce chemin caillouteux on domine le village d’Autoire et son cirque, mais aussi une impressionnante cascade qui chute de 30 mètres dans un nuage de gouttelettes.

Depuis un chemin escarpé on découvre une cascade qui chute de 30 mètres !

Le « château des Anglais » se confond avec la roche.

La petite bourgade, typiquement quercynoise possède parmi les plus belles maisons de la région et j’en connais plus d’un qui ont envie d’en acheter sur des coups de cœur. Notamment le manoir de Limargue et ses multiples tourelles, celui de Laroque Delprat et son fronton en boules de pierre, ou le château des Peyrusse.

Le paradis des champignons 

Le paradis des champignons et des truffes : Camille des Lys.

Ne quittez pas ce magnifique village sans aller visiter un magasin exceptionnel qui porte le joli nom de Camille des Lys. Il est situé juste à l’entrée du village, décoré avec goût, et c’est un florilège de toutes les sortes de champignons y compris les plus rares. La truffe noire, la truffe d’été, la truffe blanche règnent en maître parmi les bocaux de morilles séchées, bolets de toutes sortes, trompettes des morts, russules etc. Ses explications sont celles d’un spécialiste qui connaît remarquablement les délices de nos sous-bois. Pas étonnant au pays du diamant noir et du cèpe…

Carennac

Le château du 16ème siècle avec ses tourelles et sa galerie Renaissance. Le magnifique portail roman présente un Christ en majesté entouré d’apôtres, d’anges et même d’animaux comme un lion ou un ours.

Le château du 16ème siècle avec ses tourelles et sa galerie Renaissance. Le magnifique portail roman présente un Christ en majesté entouré d’apôtres, d’anges et même d’animaux comme un lion ou un ours.

Si vous aimez non seulement les belles pierres, mais aussi l’Histoire, à Carrenac vous allez être servis. Car ce beau village, posé sur une terrasse rocheuse dominant la Dordogne au pied du causse de Gramat, a connu toute l’histoire des hommes à travers le temps. De la période gallo-romaine à la fin du XVIIIème siècle en passant bien sûr par le Moyen-âge et la Renaissance. C’est d’ailleurs ces deux dernières périodes qui ont marqué cette cité monastique. Du moyen-âge il reste une splendide église romane due aux moines clunisiens. Arrivé par un étroite ruelle, on découvre tout d’abord la beauté du tympan roman qui fait songer à celui de Moissac en Tarn-et-Garonne avec son Christ en majesté, des rangées d’apôtres, d’évangélistes et d’anges délicatement taillés dans la pierre et même un petit bestiaire dont il subsiste un chien et un …ours, espèce encore présente dans le sud-ouest à cette époque. Contre l’édifice on pénètre dans le beau cloître aux galeries romanes et gothiques. Il mène dans une salle capitulaire abritant une admirable mise au tombeau, l’une des plus belles de France , jadis polychrome datant du XVème siècle.

Le chef-d’oeuvre de Carennac : une mise au tombeau du 15ème siècle, sobre, impressionnante et réaliste.

Le chef-d’oeuvre de Carennac : une mise au tombeau du 15ème siècle, sobre, impressionnante et réaliste.

Carrennac, c’est aussi un château Renaissance avec lucarnes sculptées et tourelles d’angle qui abrite des salles au plafond peint et où l’on sent encore la présence de Fénelon, précepteur du petit-fils de Louis XIV qui écrivit ici son traité d’éducation Les aventures de Télémaque. En vous promenant dans le village vous découvrirez aussi de très belles maisons de pierre des XVe et XVIème siècles et même des maisons à pans de bois. Pour finir, allez rêver devant l’île Calypso sur la Dordogne en hommage justement à Télémaque et la nymphe de l’Odyssée d’Ulysse.

Beaulieu sur Dordogne

Les bords romantiques de la rivière Dordogne.

Les bords romantiques de la rivière Dordogne.

Allez, avant de quitter le nord du Lot, un petit dernier pour la route. Un petit dernier au charme fou sur les rives de la rivière royale. Pour cela, il faut remonter tout au nord, et même franchir la « frontière » du département du Lot pour faire une petite incursion dans l’extrême sud de la Corrèze. C’est le Périgord ou le Quercy en Limousin. Et c’est son climat et son ensoleillement qui l’on fait surnommer beau lieu. Car, avant tout, il faut traverser ce charmant village médiéval bordé de maisons anciennes pour se rendre au bord de la Dordogne. Un tableau charmant et apaisant. Le long de la rivière s’alignent de très belles maisons typées et une belle chapelle, l’ensemble composant un véritable tableau naturel.

Le portail méridional de l’église Saint Pierre. L’un des plus beaux de France avec celui de Moissac.

Le portail méridional de l’église Saint Pierre. L’un des plus beaux de France avec celui de Moissac.

L’autre incontournable, c’est le portail de l’église Saint-Pierre, sûrement l’un des plus beaux de France. Ce chef-d’œuvre roman fait penser à celui de Moissac, c’est tout dire. Il lui ressemble, car il fut sculpté par les mêmes artistes. Il illustre les préliminaires du jugement dernier, les morts qui sortent de leur tombeau, les signes de la Passion, les monstres du mal, les apôtres. A l’intérieur de cette harmonieuse abbatiale bénédictine, le trésor renferme une splendide vierge à l’enfant du 12ème siècle en bois recouvert d’argent et une chasse en émaux limousins.

Cardaillac

Les tours médiévales de la fière famille des Cardaillac.

Les tours médiévales de la fière famille des Cardaillac.

Prenons maintenant la direction du sud est et arrêtons nous à Cardaillac. Non loin de la capitale régionale qu’est Figeac, la bourgade était le fief d’une des plus anciennes et prestigieuses familles d’Occitanie. En arrivant, on est saisi par une parenté avec la ville de San Giminiano en Toscane. Car le petit village compte trois hautes tours, deux rectangulaires et une cylindrique, preuve de son importance du XII ème au XIV ème siècles. Berceau de cette grande lignée des Cardaillac, à l’orgueil médiéval, le bourg se devait de posséder des constructions hardies et d’imposants remparts toujours visibles aujourd’hui. Ainsi, la tour de Sagnes dans le quartier du Fort est particulièrement impressionnante. On peut la visiter si l’on ne craint pas de grimper un long et étroit escalier de pierre particulièrement raide. Mais la récompense est là, une splendide vue sur tout le village, ses toits et la vallée du Drauzou.

Médiévales et musée éclaté

Ce jour là, Cardaillac vivait sa première fête médiévale avec costumes, musiciens, groupes folkloriques et repas moyen-âgeux.

Ce jour là, Cardaillac vivait sa première fête médiévale avec costumes, musiciens, groupes folkloriques et repas moyen-âgeux.

Ce jour là, Cardaillac vivait sa première fête médiévale avec costumes, musiciens, groupes folkloriques et repas moyen-âgeux.

Ce village, un peu à l’écart de la route de Figeac, se fait de mieux en mieux connaître grâce à d’heureuses initiatives qui ont pour but de l’animer et de mettre en valeur son histoire, son patrimoine.  C’est pourquoi, cette année, et pour la première fois, Cardaillac s’était mis en quatre pour sa fête médiévale.  Cochons grillés, vin d’hypocras, magnifiques robes multicolores pour les femmes, tenues de travail pour les hommes, le moyen-âge se glissait dans les ruelles aux maisons vénérables ou sur la place principale au son des musiques séculaires. Des groupes folkloriques étaient là aussi, menant la danse.

L’autre initiative concerne des visites disséminées dans le bourg. Regroupées sous le joli nom de « Musée éclaté » elles montrent la vie villageoise au siècle dernier : école communale, condition paysanne, artisanat local, dont la fabrication des « comportes » (hottes de vignerons) fut une spécialité de Cardaillac. Pour finir, allez faire un tour du côté du jardin médiéval qui pousse ses racines, ses légumes et ses fleurs au cœur du village. En saison la fée des lieux vous en livrera tous ses secrets.

Saint Cirq-Lapopie

Falaises, méandres de la rivière Lot, chemin de halage pour les gabares d’autrefois 

Falaises, méandres de la rivière Lot, chemin de halage pour les gabares d’autrefois.

C’est en quelque sorte la cerise sur le gâteau (qui n’est donc pas qu’à la noix dans le Lot). Car Saint- Cirq-Lapopie, encore plus au sud, c’est avant tout un site extraordinaire, un rocher couronné par son église, les ruines de son ancien château et le village qui dégringole le long des pentes rocheuses, comme un décor de théâtre. Le tout domine la rivière Lot, toute petite en contrebas, bordée par d’impressionnantes falaises. A leurs pieds on peut se promener sur une étroite bande rocheuse qui servait de chemin de halage du temps des gabares, ces bateaux à fond plat qui descendaient avec leur chargement le Lot ou la Dordogne jusqu’à Bordeaux.

 Saint-Cyrq-Lapopie

En fait, c’est grâce à l’émission télévisée « Le village préféré des Français », animé par Stéphane Bern, que  le miracle a eu lieu. Il faut dire que perché fièrement sur son piton rocheux, comme un défi, la bourgade a de quoi séduire, au point d’attirer chaque année entre 400.000 et 600.000 visiteurs. Une guide de l’Office de tourisme, Audrey, me rappelait justement que, «autrefois, dans mon enfance, le village n’était que ruines et maisons abandonnées ». Aujourd’hui ce ne sont que maisons restaurées, magasins artisanaux, peintres, graveurs, céramistes, boutiques de souvenirs et flot ininterrompu des touristes en saison. Aussi, il vous faudra garer votre voiture dans des parkings payants (forfaits à la journée) situés plus haut qui vous permettront de descendre tranquillement jusqu’au village. Vous déambulerez à travers les ruelles médiévales jusqu’à une charmante placette bordée de terrasses et restaurants, vous visiterez la vénérable église fortifiée, véritable phare symbole de la bourgade. Après avoir crapahuté jusqu’en haut des ruines du château, vous pourrez alors contempler ce point de vue unique sur la vallée du Lot et son méandre. Puis, en flânant à travers les ruelles vous découvrirez la maison de la Fourdonne qui abrite le Musée de la mémoire du village. On y apprend que des noms célèbres ont vécu ou séjourné ici, du surréaliste André Breton aux peintres Fujita, Henri Martin ou Pierre Daura. Enfin, un tout nouveau musée se propose de vous divertir. Humoristiquement appelé l’Amusée, il a ouvert pour la première fois cette année.
C’est le musée du jeu. Donc, «  Amusez » vous avec ses collections de jeux d’antan curieux et surprenants, participez à des spectacles de magie ou intégrez-vous dans des photos rétro.

Que conclure sinon pour dire que du nord au sud, le Lot recèle vraiment un florilège exceptionnel de plus Beaux Villages de France.

Quelques bonnes adresses dans les villages du Lot

Si vous séjournez à Rocamadour goûtez à la cuisine raffinée du restaurant Jehan de Valon au cœur de la cité. Produits du terroir garantis. Pour dormir, allez sur les hauteurs de l’Hospitalet à l’Hôtel des Esclargies. Au cœur d’une chêneraie en pleine nature, c’est le calme et la sérénité dans un style actuel. Un hôtel au naturel.

A Autoire, vous pourrez déjeuner ou dîner à l’Auberge de la Fontaine. Bâtisse de vielles pierres, cuisine fine et inventive servie par une équipe jeune et dynamique.

En descendant vers le sud, près de Figeac, à Grèzes, arrêtez- vous dans un ancien prieuré des Templiers, Le Grezalide. Vielles pierres, halte reposante, bien sûr, mais aussi expositions d’art contemporain .

Si vous vous vous arrêtez dans la vivante et intéressante ville de Figeac, je vous conseille vivement un restaurant au charme Art Déco : La Table de Marinette.
Dans cet établissement datant de 1923, une restauration et un service comme  on les aimait chez les vrais professionnels d’autrefois. Excellents et originaux produits du Lot ou d’ailleurs.

Si ce périple des plus beaux Villages de France vous intéresse, vous pouvez contacter :
– l’Office de Tourisme de la vallée du Lot.
– l’Office de Tourisme de Cahors/Saint- Cirq-Lapopie.
– l’Office de Tourisme du Pays de Figeac .
– l’Agence de Développement touristique Lot Tourisme.

Pour en savoir plus sur les villages du lot :

www.tourisme-lot.com
www.tourisme-cahors.fr
www.tourisme-figeac.com

Note de la Direction
Maintenant, il ne vous reste plus qu’à partir à la découverte de ces villages tous plus beaux et attrayants les uns de que les autres. Quoi de mieux que de découvrir les plus beaux villages de France de manière ludique et instructive. Chacun de ces villages a des atouts historiques, culinaires, artisanaux et j’en passe. Tous ces villages s’efforcent de mettre en place des animations pour vous faire revivre leur passé et vous donner l’occasion de rêver. Des villages dynamiques et touristiques à ne pas manquer.

Copyright : François Ténèze

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