Requiem(s) est né suite à la perte de plusieurs proches. Ces événement furent le déclencheur de cette plongée dans un requiem chorégraphique.
Une succession de tableaux et de partitions contrastés composent la palette complexe des sentiments provoqués par la disparition d’un être cher. Ils vont de l’anéantissement à l’espoir et à la résilience. Les danseurs du Ballet Preljocaj évoluent en duos, en ligne ou en manège. Ce qui façonne un spectacle puissant et touchant. Les costumes et la lumière magnifient l’écriture de Preljocaj et soulignent, amplifient le mouvement des corps. Une manière de visiter le répertoire classique, de Bach à Ligeti. Sans oublier les incursions dans les musiques actuelles, dont Chop Suey! du groupe de hard rock System of a Down.

Des sauts©Didier Philispart

Des moments émouvants©Didier Philispart
Requiem(s)
Pour ce spectacle, Angelin Preljocaj s’est longuement documenté. En effet, il est allé piocher des références chez le sociologue Fsmile Durkheim. Effectivement, ce dernier expliquait que les hommes ont fait société quand ils ont commencé à donner une cérémonie pour leurs morts. Les facettes de ce cérémonial ressortent tout au long du ballet, tantôt langoureux, tantôt très rythmé, parfois complètement frénétique, les danseurs jouant avec les différentes émotions liées au deuil. « Ce n’est pas toujours triste, il y a beaucoup de joie dans le spectacle aussi, de la rage parfois, de la mélancolie » explique le chorégraphe.

Une parfaite harmonie des mouvements. ©Yang Wang

Une chorégraphie sportive.©Yang Wang
De Mozart au métal
La mosaïque d’émotions de ce spectacle jaillit aussi de la musique qui accompagne les 19 danseurs. En effet, les ruptures aussi rapides qu’un claquement de doigts, passent brutalement du +Lacrimosa+ du requiem de Mozart à une chanson de métal. « Les musiques m’apportaient des nuances d’émotions différentes. J’avais envie de travailler avec ces choses-là. Comme par exemple les cantates de Bach (1685-1750), Ligeti (1923-2006), Mozart (1756-1791)… et du métal. Je me suis beaucoup amusé avec ça » se souvient Angelin Preljocaj.

La douleur sur les visages©Yang Wang

Tendre moment©Yang Wang
Un sujet sensible
Pendant ce spectacle, vous allez passer de la naissance au royaume des morts, du cocon au cercueil, de la nudité originelle à celle du cadavre. Les lumières iradient le plateau de bas en haut comme un rouleau de peinture. Parfois, elles encerclent d’obsrurité les personnages en noir et blanc de cette prière qui ne dit pas son nom. La nuit gagne toujours, même zébrée d’édairs.

Les corps semballent©Yang Wang

Instant de méditation©Yang Wang
Infos pratiques
Requiem(s)
La Scène Musicale
Du 6 au 09 mai 2026
19 danseurs
Angelin Preljocaj : chorégraphie
György Ligeti, Wolfgang Amadeus Mozart, System of a Down, Johann Sebastian Bach, Hildur Guonadóttir, chants médiévaux (anonymes), Olivier Messiaen, Georg Friedrich Haas, Jóhann Jóhannsson, 79D, musique
Nicolas Clauss : vidéo
Éric Soyer : lumières
Eleonora Peronetti : costumes
Adrien Chalgard : scénographie
https://www.laseinemusicale.com
Photo d’ouverture de l’article : Didier Philispart
A lire aussi sur le Site Dynamic Seniors : https://dynamic-seniors.eu/julien-dassin-chante-joe-dassin/









Comments are off this post!