Des bretzels, de la bière, de la choucroute… mais aussi des confitures, des cookies, du fromage ou du café. Quel est leur point commun ? Ça se mange ou ça se boit, tout est confectionné en Alsace, dans les « Escales alsaciennes ». Elles sont 16, pour l’heure. Leurs produits sont délicieux et elles ont à cœur de le faire savoir, de montrer leur savoir-faire. Vous y êtes les bienvenus ! Voici quelques unes de ces Escales Alsaciennes.
Ce sont souvent des artisans qui travaillent dans une affaire familiale. Mais pas seulement, car parmi elles figurent aussi des industriels. Du nord au sud de cette petite région, à sa manière et à son échelle, chacune de ces Escales alsaciennes est l’ambassadrice de la gastronomie alsacienne. Les Escales Alsaciennes rassemblent des producteurs de l’agro-alimentaire, unis par la quête de l’excellence et la volonté de le montrer.
Escales Alsaciennes
Les Escales Alsaciennes, qui viennent de fêter leur dixième anniversaire, constituent un itinéraire touristique unique en France. Leur vocation est, bien entendu, de montrer leur savoir faire, leur production, leurs techniques mais avec un accueil digne de ce nom. Pas seulement d’ouvrir les portes de leur établissement, mais le faire découvrir en profondeur lors d’une visite guidée et illustrée, de faire déguster les produits. L’occasion de faire connaissance avec d’intéressantes histoires familiales ou de véritables sagas industrielles.
Les Cafés Henri
La petite brûlerie, créée en 1949 dans la pittoresque rue des Hallebardes au pied de la cathédrale de Strasbourg, a bien prospéré. Cafés Henri -le fondateur s’appelle Henri Schaff- produit aujourd’hui entre 700 et 800 tonnes de café par an. Elle dispose de 12 points de vente en Alsace, emploie quelque 80 personnes, fournit 2 000 professionnels dans la région ! Cafés Henri est aujourd’hui l’entreprise leader dans son secteur dans tout le grand Est. Ce n’est pas un hasard. En effet, elle apporte un soin méticuleux à ses cafés, sélectionnés avec rigueur et torréfiés en cuisson lente.
Depuis 2006, Cafés Henri dispose à Hoerdt, dans la grande banlieue de Strasbourg, de locaux spacieux et fonctionnels. Ils comportent, entre autres, un magasin d’usine. C’est là qu’ont lieu les visites, avec projection de vidéos dans un petit amphithéâtre. Puis les dégustations, notamment des grands crus dont Cafés Henri a le secret.

Des cafés sélectionnés dans le monde entier.

Une cuisson lente, torréfaction robe de moine, est la marque de fabrique.
Les bretzels Boehli
Les bretzels Boehli
Depuis un village d’Alsace du nord, une usine ultra-moderne inonde l’Europe de ses petites bretzels apéritives à croquer. A Gundershoffen, Boehli en produit la bagatelle de 42 tonnes par jour ! Pour faire découvrir ses coulisses, son histoire, Boehli dispose depuis quelques années déjà d’un bel espace de 500 m². A la fois musée et outil de vulgarisation.
On y fait connaissance avec Marcel Boehli. Comme beaucoup d’autres, ce boulanger confectionne des bretzels fraîches depuis 1935. Mais, elles se dessèchent vite. Pourquoi ne pas en faire des sèches, elles se conservent, se demande Marcel Boehli ? En 1952, il lance donc les mini-bretzels à croquer, puis les sticks. La suite de l’histoire s’écrit sur les murs de ce sympathique musée. En sortant, on contemple, derrière des vitres, quelques unes des lignes de production. Avant d’aller goûter les bretzels rondes, allongées, bio, à l’épeautre, à l’aïoli, à la mexicaine…

Marcel Boehli a lancé les bretzels sèches.

Pas moins de 42 tonnes produites par jour.
Le domaine des Bufflonnes
«J’aime la mozzarella » lance Mickaël Christmann, pour expliquer la création du domaine des Bufflonnes. Cet audacieux agriculteur s’est lancé en 2018 dans l’élevage des buffles d’Asie. Dans sa belle ferme d’Uhrwiller, un charmant petit village situé en bordure du parc naturel des Vosges du nord, il en a aujourd’hui une cinquantaine. Chaque bufflonne lui donne en moyenne 8 litres de lait par jour. De quoi confectionner toute une gamme de produits laitiers, très appréciés par une clientèle qui vient souvent de loin. De la mozarella, bien sûr, et même du camembert au lait de buffle, des yaourts. Il produit aussi de la charcuterie.
L’environnement est on ne peut plus bucolique, en lisière de champs. On les contemple depuis la salle de dégustation. Le domaine des Bufflonnes dispose d’une centaine d’hectares au total. Où le bien-être animal n’est pas un vain mot.

De la mozarella mais aussi d’autres fromages, dont du camembert.

Une cinquantaine de bufflonnes.
Est Fritures et Frangil
Presque aussi étonnants, en Alsace du moins, les filets de harengs et autres matjes de Est Fritures et Frangil, à Wintershouse. Si loin de la mer ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces produits sont très appréciés ici. Une véritable tradition, arrivée du nord avec les bateaux sur le Rhin.
Tout au long de l’année, sous la houlette de Jean-Luc Adam, qui a pris lui-même pris la succession de son père, s’activent une trentaine de personnes. Elles roulent à la main les rollmops, de délicieux filets de harengs marinés, ou encore du hareng salé à l’ancienne. Elles préparent le merlan frit et autres spécialités de la maison, notamment la coquille saint-jacques. Sans aucun conservateur ou colorant.
Pas moins de trois ou quatre tonnes de merlans sont transformés par semaine. On visite les installations, on assiste au travail, mais uniquement en groupes. Il faut réserver à l’avance.

Une large gamme de produits de la mer.

Le rollmops, qui fait partie de la tradition alsacienne.
La brasserie Météor
Logée au cœur du bourg de Hochfelden, la brasserie Météor est une institution en Alsace. Créée en 1640, elle est la plus ancienne de France. De génération en génération, elle est restée dans la même famille, toujours indépendante. Surtout, les véritables amateurs ne jurent que par sa bière, la couvrent de louanges !
La visite de Météor est particulièrement intéressante. Revêtu d’un blouson fourni pour l’occasion, on déambule dans ces installations souvent centenaires. A commencer par la salle de brassage, construite en 1903, avec ses majestueuses cuves tout en cuivre, la salle de fermentation. On en apprend tant et plus sur cette savante alchimie qui fait naître la bière avec de l’orge, du houblon et de l’eau. La visite se termine par la villa Haag, la maison familiale datant du XVIIe. Avec le bureau du directeur, resté tel que depuis les années 1930. Avant la dégustation !

La brasserie a été créée en 1640.

Des installations historiques.
Les confitures du Climont
Dans ses installations flambant neuves de Maisonsgoutte, les Confitures du Climont réservent une place de choix au visiteur. Un véritable musée l’y attend. Dédié à la confiture, évidemment. Depuis le… confiturier, en cristal, jusqu’aux meubles en passant par toutes sortes d’ustensiles. Tout ceci a été rassemblé par Fabrice Krencker, le fondateur des Confitures du Climont en 1985. D’abord dans sa cave, puis à plus grande échelle, l’ancien instituteur confectionne des confitures artisanales sans gélifiant ni conservateur. Pour cela, il lui a fallu trouver et modifier chaudrons et bien des machines. Aujourd’hui, il a passé la main à sa fille Perrine. Fidèle à son histoire, l’entreprise continue dans la même lignée. Aubépine, carotte au gewurztraminer ou encore potiron à la vanille : ce sont pas moins de 50 tonnes de confitures et gelées exceptionnelles qui sont produites chaque année dans ce fond de vallée, avec les fruits des vergers alentour.

Un musée intéressant.

Une large gamme, sans gélifiant ni conservateur.
La choucroute Lepic
La Maison Le Pic, à Meistratzheim, collectionne les récompenses. Au dernier Concours Agricole, sa choucroute a encore récolté une médaille d’or ! Rien de tellement étonnant. Dans cette ferme, on cultive le chou depuis cinq générations pour en faire de la choucroute crue, cuite, en confit…
Sur ses quelque 70 hectares, elle en produit près de 10 000 tonnes chaque année, en culture raisonnée. La récolte s’étale d’août à la mi-décembre. Le chou et ensuite coupé, râpé et mis à fermenter. Pour un kilo de choucroute, il faut le double de chou. Une partie de la choucroute est ensuite cuisinée, à la vapeur. Selon les besoins, on ajoute des épices, des lardons, du riesling…
Au total, une trentaine de salariés s’affaire ici, entre tradition et modernité. Accueilli par un kougelhopf à la choucroute (une recette de la grand-mère) et une vidéo, le visiteur découvre ainsi cet univers.

Il faut 2 kilos de chou pour faire un 1 kilo de choucroute.

Une trentaine de salariés.
La distillerie Lehmann
A Obernai, en lisière de champs, la distillerie Lehmann étrenne des locaux flambants neufs. Pour autant, elle est la plus ancienne d’Alsace. Son dirigeant, Yves Lehmann, 70 ans, est un sympathique personnage haut en couleur qui accueille volontiers le visiteur. Il représente la 5e génération qui s’y succède de père en fils depuis 1850.
Dans des dames-jeannes, avec lesquelles étaient livrés les débits de boisson dans le temps, ou des tonneaux, les unes comme les autres plus vieux que lui, continuent de vieillir des alcools prestigieux. Ils ont été élaborés avec patience et maetria. Il y a là des eaux de vie, framboise, prunelle sauvage ou encore sorbier, mais aussi du céleri ou de la tomate ! Au total, quelque 25 ou 26 variétés, en bio. Ainsi que des whiskys. Car, depuis 1998, la distillerie Lehmann a elle aussi emboîté le pas à ce phénomène. Avec le même bonheur.

Plus d’une vingtaine d’eaux de vie.

Aussi des whiskies.
Les Secrets du chocolat
Les Secrets du chocolat, aux portes de Strasbourg, est le dernier maillon d’une longue chaîne. A une extrémité, des plantations de cacao en Équateur ou encore de noisetiers dans le Lot. A l’autre, une grande usine, la chocolaterie Schaal, ici. Depuis 150 ans, elle produit toutes sortes de bonnes choses, commercialisées sous son nom ou par d’autres.
S’il ne peut visiter l’usine, l’amateur en fait connaissance au travers du musée Les Secrets du Chocolat. Celui-ci a été entièrement repensé voici quelques années. Plutôt grand et intéressant, il accueille chaque année quelque 30 000 personnes. Le visiteur y apprend tout du chocolat, évidemment. Mieux que ça, il met aussi la main à la pâte. Car il y a un atelier de fabrication. Ainsi, chacun confectionne et décore sa propre tablette. Au passage, le gourmand goûte librement, c’est à dire tant et plus, la production de la Chocolaterie. Mumhh !

Des ateliers où l’on met la main à la pâte.

Tout savoir sur le chocolat.
Informations pratiques
Savourez l’Alsace ! Les Escales Alsaciennes sont un parcours gourmand à travers toute la région. Son site détaille chacune des 16 entreprises participantes, avec les modalités de visite, la localisation, la production… Il s’agit de partir à la découverte des métiers, du savoir-faire et des produits alimentaires alsaciens. Avec des visites d’usines en découvertes gustatives, à la rencontre des entrepreneurs qui font la région.
Cette plate-forme des Escales Alsaciennes est proposée par l’Aria Alsace (Association des industries alimentaires) avec le concours d’Alsace Destination Tourisme, de l’Agence Régionale de Tourisme et des offices de tourisme locaux.
Pour en savoir plus sur Les Escales Alsaciennes
Crédit Photos Aria
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