Au large du village de Saint-Vaast-la-Hougue, dans la Manche, se cache ce petit bout de terre que l’on peut rejoindre à pied en marée basse. Une île pleine de surprises.
Son nom évoque le grand large. En fait, il n’en est rien. Tatihou, un nom qui vient du viking « hou », terre entourée d’eau, et de Tati, le nom d’un chef à qui elle appartenait voici mille ans, se niche dans la baie de Saint-Vaast-la-Hougue. A marée basse, on peut rejoindre cette minuscule île du Cotentin à pied. A marée haute, on peut prendre pour s’y rendre une étonnante navette. Le « Tatihou III » est, en effet, un bateau à roues. Au pluriel. C’est-à-dire qu’une fois sa traversée maritime achevée, il roule sur une voie d’accès à la terre ferme pour déposer, ou prendre, ses passagers. Un système étonnant et épuisant pour la « partie roues ». Ce qui implique un renouvellement régulier de navire comme en témoigne le « Tatihou II » exposé près de l’accès routier à la mer.

Le « Tatihou II » reste exposé sur le port de Saint-Vaast.

Le « Tatihou III » remonte la voie d’accès à l’eau pour déposer ses passagers à Saint-Vaast.
Traversée rapide vers l’île Tatihou
Une fois le navire au sec, les passagers en provenance de l’île débarque. D’autres embarquent. Le navire fait marche arrière, regagne les flots et se retourne en direction de l’île. Depuis son bord, on a une large vue sur la baie, sur l’île et sur l’Ilet, un îlot fortifié par une casemate à 100 mètres de ses rives. La traversée avec le véhicule amphibie est rapide. A peine 1 400 mètres à vol d’oiseau. Depuis le bord, on peut observer les oiseaux marins, les fortifications de l’île. Et, au loin, la tour du fort de La Hougue. Arrivé dans le minuscule port de Tatihou, le navire remonte la mise à l’eau en pavée et dépose ses passagers.

Le « Tatihou III » arrive dans le minuscule port de Tatihou.

Après sa traversée, le « Tatihou III » vient se garer sur un parking dédié sur le port de Sain-Vaast. Au fond, l’île Tatihou.
Un monde vraiment à part
Sitôt à terre, on pénètre dans un monde vraiment à part. La sérénité des lieux donne un sentiment immédiat d’apaisement. Un peu comme si on avait fait un voyage lointain. Pas de voitures (à l’exception des camionnettes indispensables à l’entretien de l’île venues à marée basse). Pas de bruit. Si ce n’est celui du vent ou du ressac. Le chemin qui conduit vers l’ancien lazaret est fait de terre, de sable et de cailloux. On croise, tout d’abord, la « maison des douaniers ». Quelques dizaines de mètres encore et on franchit l’enceinte du lazaret édifié en raison de la grande épidémie de peste de 1720 à Marseille. Il sera achevé en 1722. Après la fin de l’épidémie.

La maison des douaniers accueillent les visiteurs arrivés sur l’île Tatihou.

L’entrée du lazaret.
Tatihou conserve une végétation endémique
La végétation de l’île Tatihou est rase, rustique. Balayée par le vent, mordue par le sel. On trouve pourtant de l’armérie maritime qui, en été, forme un tapis rose. Il y a aussi du lichen sur les vieux murs, des mousses, des fougères. Les zones d’embruns sont colonisées par le pavot cornu, l’euphorbe des sables ou encore la bugrane rampante. Tatihou recèle également quelques plantes rares et protégées comme le bec-de-brue glutineux et le chénopode à feuilles grasses. Pas de grands arbres endémiques sur Tatihou mais quelques arbustes comme l’aubépine, l’ajonc d’Europe, le tamaris ou le sureau noir. Il y a aussi des ronciers.

La végétation de l’île avec au fond les fortifications de la Tour Vauban
Les extraordinaires jardins du lazaret
Dans les jardins du lazaret, emménagés à partir de 1995 avec beaucoup de plantes venues de l’hémisphère Sud, la végétation est luxuriante, resplendissante. Et très diverse puisque née de la tradition des jardins d’acclimatation. Les plantes des extraordinaires jardins du lazaret sont venues du monde entier. Et se sont acclimatées au climat doux de la Manche. Ici, le gel est quasiment absent. Cette caractéristique permet à de nombreuses plantes d’être cultivées en extérieur alors qu’elles proviennent de pays aux climats divers. Certaines ont été ramenées par les marins. D’autres ont joué les passagers clandestins. On trouve ainsi des plantes venues d’Amérique du Nord, du Chili, du sud de l’Afrique, des îles Madère et Canaries, du Japon ou de l’Extrême-Orient. Beaucoup viennent également du Bassin méditerranéen.

Les jardins d’acclimatation du lazaret offrent une végétation luxuriante.
Les splendides résineux de Tatihou…
Historiquement, la Normandie est quasiment dépourvue de résineux, mis à part les genévriers et les ifs. Les résineux font partie des premières espèces d’arbres qui ont été acclimatées en Normandie. Un véritable succès. Des terres arides ou incultes se sont couvertes de pins. Le pin est désormais indissociable des espaces littoraux ou des landes. A Tatihou, sept espèces de pins ont été plantées : pin parasol du Japon, pin laricie, pin noir d’Autriche, pin d’Alep, pin de Monterey, pin maritime et pin sylvestre. S’y ajoutent encore un arancaria de Norfolk et un cèdre de l’Atlas. On trouve enfin des… palmiers.

Les pins dominent le lazaret.
Et les étonnantes plantes grasses
On découvre aussi dans les jardins du lazaret des succulentes. Ces plantes grasses venues de pays secs (elles stockent l’eau dans leurs racines) ont toujours attiré les botanistes. A Tatihou, elles ont trouvé un nouvel endroit où se développer. Il y a aussi des parterres d’aloès ou des echiums pininana, des bassins dans lesquels carex, joncs et massettes s’épanouissent. Se promener dans les jardins du lazaret, en bord de mer ou à l’intérieur de l’île, c’est parcourir plusieurs monde. C’est découvrir un univers où le vivant à tous ses droits. Ici, les traitements chimiques sont proscrits. Résultat : le règne animal côtoie le végétal et le maintien des écosystèmes est assuré par les papillons, oiseaux, lézards ou autres petits mammifères vivant au cœur de cette végétation. Au printemps, les pelouses ont le droit de se couvrir de pâquerettes.

Les plantes grasses se sont remarquablement adaptées au microclimat de Tatihou.
Une île où les animaux sont rois
Au Moyen-Age, ces espaces comptaient parmi les meilleures terres cultivables de Saint-Vaast. Aujourd’hui, les prairies de Tatihou sont occupées par des colonies de goélands et des moutons. Sur l’île trois espèces de goélands, argentés, bruns ou encore marins cohabitent depuis les années 1980. Ils forment l’une des plus importantes colonies de Normandie. On compte aussi des colonies de canards col-vert ou de tadornes de Belon. Les canards de bord de mer présentent la particularité de dissimuler leur nichée dans des terriers creusés par les lapins. Au total, une centaine d’espèces d’oiseaux sont observables. Certains nichent, comme le grand gravelot, le héron garde-bœuf ou la linotte mélodieuse. D’autres hivernent comme la bernache cravant ou le tournepierre à collier. Puis il y a ceux qui migrent vers des cieux plus cléments au retour de l’hiver comme les pingouins torda ou les guillemots de troïl.

Les prairies et les jardins sont devenus des refuges pour les oiseaux et les animaux terrestres.
Du ciel à la terre et aux flots de Tatihou
Grâce à ses vasières, dunes, rochers, prairies, pelouses « aérohalines », microfalaises, estran rocheux et sableux, Tatihou est un site de nidification, de migration et d’hivernage. Bref, un paradis pour les oiseaux, soigneusement protégés, qui trouvent sur l’île un havre de paix. Mais ce ne sont pas les seuls. On trouve aussi des lapins et un troupeau de 70 brebis qui contribue à entretenir les prairies. Côté flots, on peut parfois apercevoir des phoques gris ou veau ainsi que des grands dauphins.

Un panneau explique la cohabitation des diverses espèces animales présentes sur l’île.
Tatihou, une île qui s’inscrit dans l’Histoire
L’île Tatihou ne fait que 29 hectares. Aujourd’hui propriété du Conservatoire du littoral, elle ne compte aucun habitant permanent. Seuls sont présents sur l’île les personnes y travaillant et les touristes en visite qui, majoritairement, rentrent sur le continent le soir venu. Il n’en a pas toujours été ainsi. Car Tatihou a longtemps été un dispositif clef pour protéger la baie de Saint-Vaast des risques d’attaques anglais. L’Angleterre n’est, en effet, qu’à quelques heures de navigation de l’île. Or qui domine la mer, domine le monde. Nous sommes en 1661 et conscient de son retard sur l’Angleterre ou des Provinces-Unies (Pays-Bas), Louis XIV décide de doter son royaume d’une marine puissante. En parallèle, le roi renforce son armée, modernise ses arsenaux et fortifie ses côtes. Dans le Cotentin, ses défenses sont constituées par un système de redoutes et de batteries isolées sur le littoral.

La tour Vauban garde l’île Tatihou.
Tatihou plongée dans la guerre de la Ligue d’Augsbourg
Le Roi Très Chrétien se veut le défenseur de la foi catholique en Europe. Or, son cousin, Jacques II, roi protestant d’Angleterre, a épousé une catholique. En 1688, un enfant nait de cette union. Un catholique pourrait donc lui succédait sur le trône. Inacceptable pour sa fille Marie Stuart, née d’une première union avec une protestante, Anne Hyde, et son mari, Guillaume d’Orange*« stadhouder » des Provinces-Unies. Soutenu par une partie des élites et du clergé anglais, il débarque en Angleterre, renverse le roi et prend sa place sous le nom de Guillaume III. Jacques II se réfugie en France après de Louis XIV. Commence alors la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697). Face à la volonté de Louis XIV de rendre son trône à Jacques II, Guillaume III constitue une large coalition regroupant l’Angleterre, le Saint-Empire, les Provinces-Unies et l’Espagne.
*leader du camp protestant en Europe

La tour Vauban vue depuis l’intérieur des fortifications. A sa droite, une chapelle qui a aussi servi de réserves. A sa gauche, d’anciennes casernes aujourd’hui transformées en musée.
La bataille navale de La Hougue
Ce conflit sera marqué par de violentes batailles terrestres et navales. Dont celle de La Hougue. Le 29 mai 1692, les flottes française et anglo-hollandaise se rencontrent au large de Barfleur. Au bout de douze heures de combat, on aurait compté 1 700 morts et blessés côté français, mais pas de pertes de navires. Côté anglo-hollandais, on aurait répertorié 2 000 morts, dont deux amiraux, et 3 000 blessés. La marée et les vents éloignent les deux flottes. A court de munitions, les Français tentent de regagner la Bretagne faute de port dans la Manche pouvant abriter leurs navires. Mais ce retour est ralenti par les quinze navires endommagés que compte la flotte française. Pire, ils sont incapables de franchir le Raz Blanchard, entre pointe de La Hague et ile d’Aurigny. Les courants y sont parmi les plus forts d’Europe.

L’intérieur de la Tour Vauban. Des murs de 4 mètres d’épaisseur et un pilier central qui assure la stabilité de l’ouvrage.
La fin tragique de la flotte au large de Tatihou
Une partie de la flotte fait alors demi-tour. A ses trousses, la marine anglo-hollandaise. Le fleuron de la Royale, le « Soleil Royal » et deux autres navires sont incendiés par des brûlots et chaloupes ennemis en rade de Cherbourg. Les douze autres navires arrivent à La Hougue où ils s’échouent volontairement pour décharger et sauver leurs vivres et artillerie. Les 2 et 3 juin, ils seront à leur tour incendiés par les Anglo-hollandais. Contraint à la paix, Louis XIV reconnaît par le traité de Ryswick, Guillaume III comme roi d’Angleterre. Quant à Jacques II, il meurt en 1701 sans revoir son pays. Pour éviter qu’un tel événement ne se reproduise, Louis XIV écoute alors les préconisations de Vauban et de son ingénieur Benjamin de Combes.

Sébastien Le Prestre de Vauban, l’ingénieur civil et militaire qui est à l’origine d’un vaste ensemble de fortifications sur toutes les frontières de France pour protéger le royaume. Il a servi Louis XIV durant 53 ans.
La construction des fortifications de Tatihou
Entre 1694 et 1699, deux tours sont édifiées. Une sur l’île Tatihou, l’autre à La Hougue. Elles peuvent prendre en tenaille une flotte ennemie tentant de pénétrer dans la baie. Outre la tour, un ensemble de fortification est construit sur l’île. La tour Vauban, sur Tatihou, est large de 26 mètres et 21 de haut, avec des murs de 4 mètres d’épaisseur, comme celle de La Hougue. Et est complètement autonome. Retranchés à l’intérieur, les soldats sont capables de soutenir un siège et d’attendre des renforts. La tour contient des réserves, des logements, une citerne souterraine et des latrines. Au premier étage pour les soldats, au deuxième pour les officiers. A son sommet, une plate-forme d’artillerie pouvant accueillir 10 canons capables d’envoyer des boulets de 12 kilos. Leur but était de détruire les gréements des flottes ennemis afin de les empêcher de pénétrer dans la baie de Saint-Vaast.

Les tours de Tatihou et de La Hougue sont inscrites, avec onze autres sites fortifiés par Vauban au Patrimoine mondial de l’humanité.
Un musée pour mieux comprendre la vie à bord de la Royale
La tour Vauban sera complétée par un ensemble de fortifications dont de solides murs d’enceinte sur un plan classique Vauban en étoile, mais aussi une chapelle et des bâtiments pour abriter les soldats. Ces derniers accueillent aujourd’hui un musée retraçant la bataille de Barfleur, son contexte historique et le rôle de Vauban. Il donne aussi une large place à la marine de l’époque. Des fouilles dans la baie de Saint-Vaast ont permis de remonter plus de 300 objets historiques. Ils témoignent des techniques de la construction navale au XVIIe siècle mais aussi de la vie à bord des vaisseaux de Louis XIV. Ainsi, les marins mangeaient-ils à sept dans la même gamelle tandis que les officiers avaient chacun la leur et que l’état-major disposait d’une vaisselle de faïence décorée et de verres à pied.

Le musée présente les grandes phases de la guerre et le fonctionnement de la marine royale française.
De nouvelles fortifications sur Tatihou
A une centaine de mètres de la tour Vauban, se trouve l’ « Ilet ». Sur ce petit îlot rocheux de 72 sur 52 mètres a été édifiée une redoute, initialement en terre puis modernisée en 1846. Elle abritait 60 hommes et 12 bouches à feu pour défendre la rade. L’accès à l’Ilet est aujourd’hui totalement interdit. Intégré à la réserve ornithologique de Tatihou, il abrite des espèces comme l’aigrette garzette, des goélands ou des hérons. Outre l’Ilet, Tatihou a connu une nouvelle phase de fortification lors de son occupation par l’armée allemande. Des blockhaus sont alors construits et ses prairies minées. Aujourd’hui, on commence à redécouvrir les blockhaus longtemps dissimulés par la végétation.

L’Ilet, une redoute en pleine mer à une centaine de mètres de la tour Vauban.

Un des blockhaus construit par les Allemands dans le cadre du « Mur de l’Atlantique ».
Les multiples visages « civils » de Tatihou
L’île de Tatihou n’a pas eu exclusivement un rôle militaire. Comme son nom l’indique le lazaret a servi à la mise en quarantaine des marchandises et équipages et passagers de navires venant de la mer du Nord ou de la Méditerranée. La terrible épidémie de peste de 1720 passée, une autre menace se profile en 1821 : la fièvre jaune d’Espagne. Un hôpital est ajouté au lazaret pour accueillir les malades. Il fonctionnera jusqu’en 1860. En 1888, on y implante la toute première station maritime française. Liée au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, elle accueille des chercheurs qui travaillent sur l’élevage du turbot en milieu artificiel, sur le plancton ou encore les algues. Il est fermé depuis 1926 mais on peut encore apercevoir certaines de ses installations.

Les bâtiments du lazaret destinés à accueillir passagers, membres d’équipage et marchandises mis en quarantaine pour préserver la France de la peste.

Dans ce bâtiment, se trouvait « une chambre des parfums ». Des herbes étaient associées et brûlées pour se prémunir de la peste.

Une vue des bassins de la première station maritime française.
La prison et les boat-people de Tatihou
Avec la Première Guerre mondiale, l’île devient une prison pour les civils allemands et austro-hongrois vivant en France. Puis un « aérium », l’Ermitage de Tatihou », qui a accueilli de nombreux enfants souffrant d’affections médicales ou chirurgicales. Durant cinq mois, en 1939, l’île a aussi accueilli des femmes et des enfants fuyant la guerre en Espagne. Des enfants, de nouveau, à l’issue du second conflit mondial. Ces jeunes placés sur l’île sur décision de justice y recevaient une formation professionnelle. Ceux qui tentaient de fuir en profitant de la marée basse étaient immanquablement rattrapés à Saint-Vaast. La population du village était alors alertée par le tocsin de l’île et attendait le fuyard au bout de la chaussée de 2 kilomètres la reliant au village à marée basse. Durant deux ans, Tatihou a enfin accueilli des enfants de boat-people qui y ont reçu une formation en français.

Les bâtiments du lazaret ont été régulièrement réaménagés en fonction des besoins. Ils abritent aujourd’hui les chambres des « Maisons de Tatihou ».

Le soleil se couche sur Tatihou, plongeant l’île dans un extraordinaire silence.
Tatihou, un havre de paix
Aujourd’hui toutes ces tranches de vie ne sont plus que dans les livres d’histoire. Tatihou est redevenu un lieu exceptionnel par la sérénité qui s’en dégage, par les qualités d’accueil des personnels recevant les visiteurs, par la magnifique restauration de ses bâtiments historiques. Un lieu qu’il ne faut pas hésiter à découvrir. Rapidement. Pour préserver son environnement, le nombre des visiteurs est volontairement limité et les chiens (sauf ceux d’aveugle) y sont strictement interdits.
Dernière balade sur l’île Tatihou avant la tombée de la nuit. La mer s’est retirée dévoilant des rangées de parcs à huitres. Des pêcheurs à pied cherchent des coques. Le soleil rougeoie dans le lointain. Comme un ultime salut à cette île si proche et si mystérieuse.
Pratique
Comment s’y rendre ?
Il faut d’abord se rendre au village de Saint-Vaast-la-Hougue puis embarquer pour Tatihou. Puis rejoindre, via Sain-Vaast-la-Hougue, l’île Tatihou par la route, en train puis en bus.
La réservation du bateau peut être couplée avec une chambre si on souhaite dormir sur l’île.
Par la route depuis Cherbourg : suivre la D901 en direction de Quettehou
Par la route depuis le Calvados : suivre la N13 direction Cherbourg, sortir à Montebourg et suivre la direction de Saint-Vaast-La-Hougue
Par le train : arrêt à Valognes (à 21 mn de Saint-Vaast en voiture)
Par le bus : arrêt à Saint-Vaast-La-Hougue, place Belle-Isle, sur la ligne Centre Valognes et Cherbourg.
www.capcotentin.fr/lignes-regulieres/

Le port de Saint-Vaast.

Un pécheur range ses filets sur le port de Saint-Vaast.
Suite du voyage
Arrivés à Saint-Vaast, vous pourrez accéder à l’île avec le bateau amphibie. Embarquez sur le Tatihou III. Tantôt il vogue, tantôt il roule. Ce qui est certain, c’est qu’il vous conduira à bon port en 5 à 15 minutes. Accessible tous les jours jusqu’au 1er novembre.
https://reservation-tatihou.manche.fr/
Où dormir ?
Sur l’île bien évidemment pour profiter au maximum de cet havre de paix. Dans l’enceinte du lazaret, « Les Maisons de Tatihou » (trois étoiles) permettent de séjourner dans des bâtiments historiques refaits à neuf et avec un confort maximal. Au total, 26 chambres sont disponibles dans la Maison des Amiraux (standing haut de gamme pour ses 4 junior suites), la Maison des Gabiers (8 chambres doubles où la décoration s’inspire des cabanes de Gouville-sur-Mer) et la Maison des Equipages (14 chambres, dont 8 donnent accès à une terrasse privative de 6 m²). En complément à cette offre d’hébergement, un « hostel » (auberge collective non classée) offre une alternative de séjour pour les groupes (association, randonneurs, famille). Ses 18 chambres se répartissent sur deux maisons : la Maison des Bâbordais et la Maison des Tribordais.

La terrasse d’une chambre de la Maison des Equipages.
A savoir
Les Maisons de Tatihou sont fermées du 2 novembre à fin février 2027. Un concert de fermeture réservé aux clients de l’hôtel aura lieu le 31 octobre avec le groupe « Les fils de Juno ».
Contact : Les Maisons de Tatihou
The Originals Relais
Île Tatihou
P9 50550 Saint-Vaast-la-Hougue.
Tél : 02 33 69 26 30
Site internet
contact@lesmaisonsdetatihou.fr
Où manger ?
Sur l’ile Tatihou
Au restaurant Le Carré. D’accord, c’est le seul de l’île. Mais son ambiance en plein cœur du jardin d’acclimatation, la qualité de son personnel et, surtout, le rend incontournable. Produits de la mer, viande cuite et poisson cuits à la perfection. La carte, issue des producteurs locaux, est pleine de surprises entre terre et mer.
Attention : le restaurant sera fermé aux mêmes dates que l’hôtel. Pensez à réserver le bateau avant le restaurant.
Téléphone : 02 33 69 26 33
Pour en savoir plus

Le restaurant Le Carré.

Des huitres normandes… et délicieuses.
Sur le continent
Au restaurant « L’Estran » sur le port de Saint-Vaast.
Installé dans un ancien hangar de mareyage face à l’île de Tatihou, ce restaurant propose une carte renouvelée toutes les deux semaines. Son chef met à l’honneur les produits locaux (fruits de mer, agneau de Tatihou, légumes du Val de Saire) et propose un accord mets/vins soigné. Sans oublier le cidre local : Hérout.
Menus de 59 € (découverte, 4 services) à 79 € « Dégustation Marée haute » (6 services).
Adresse : 15, quai Vauban à Saint-Vaast-la-Hougue
Téléphone : 02 33 44 86 09
https://www.estranrestaurant.com

Maxime et Adèle, le jeune couple qui ouvert « L’Estran » à Saint-Vaast-la-Hougue.

Le cidre Hérout.

Pétoncles en persillade.

Rouget, bouillon de légumes du Val de Saire- Bar, poireau, persil, pomme de terre.
Que ramener ?
Pour ceux qui ont un peu de temps, une visite à l’épicerie Gosselin s’impose. Cette maison vend des produits d’une qualité rare : épicerie fine, comestibles, produits du terroir, fruits, crémerie et cave.
Adresse : 27, rue de la Verrue
50550 Saint-Vaast-la-Hougue
Téléphone : 02 33 54 40 06
https://www.maison-gosselin.fr/

Grégoire, le directeur de la communication des Huitres Hélie explique le long travail nécessaire pour obtenir un coquillage de qualité.

Des huitres Hélie attendent d’être remise à l’eau pour poursuivre leur croissance avec de nouveaux oligo-éléments.
Les amateurs d’huitre ne peuvent manquer les « Huitres Hélie ». Une adresse incontournable. Les huitres y sont excellentes. Mention spéciale pour le système d’ouverture facile de ces délicieux coquillages.
Adresse : rue des Parcs
50550 Saint-Vaast-la-Hougue
Téléphone : 02 33 54 42 70
https://www.huitres-st-vaast.com/
Photos : Frédéric Cheutin
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