Paris ouvert la nuit

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Paris ouvert la nuit

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La Galerie Roger-Viollet présente une exposition consacrée à la nuit dans la « Ville lumière ».

Paris est surnommée ainsi en raison de deux évènements marquants de l’histoire des sciences et techniques. En effet, c’est à Paris qu’a été installé le premier éclairage public en 1665. Et c’est encore à Paris qu’ont eu lieu les premiers essais d’éclairage électrique en 1844. Comme l’écrivait Paul Morand en 1933 dans son introduction au célèbre ouvrage de Brassaï Paris de nuit, « La nuit n’est pas le négatif du jour ». En effet, la lumière du jour n’est pas la seule à avoir les faveurs de la photographie.

Paris - Bal du 14 juillet, rue de Lappe. Paris, années 1950. © Janine Niepce / Roger-Viollet.

Bal du 14 juillet, rue de Lappe. Paris, années 1950. © Janine Niepce / Roger-Viollet.

Paris « Ville Lumière »

Divers par ses sources et ses fonctions, la nuit offre une vision différente de Paris. Les lignes de son architecture et de l’atmosphère de ses différents lieux sont perçus différemment. Les grandes perspectives deviennent des ruelles et les ruelles des boulevards imaginaires. Les escaliers de Montmartre montent vers l’infini. Et le ruban noir de la Seine évoque un miroir insondable. En revanche, les célèbres monuments ne se distinguent plus que par leur silhouette dessinées par les lumières électriques. Les lieux en sommeil la journée grouillent d’un monde agité du crépuscule à l’aube. La ville est alors ouverte au mystère, à l’étrangeté et à la poétique nocturne. Paris bascule dans une nouvelle esthétique et propose un autre récit. En effet, il modifie la temporalité et inverse un temps les rôles, les amusements des uns et le labeur des autres.

Paris - L’actrice et mannequin Ivy Nicholson aux Halles. Paris, 1959 © Jack Nisberg / Roger-Viollet

L’actrice et mannequin Ivy Nicholson aux Halles. Paris, 1959 © Jack Nisberg / Roger-Viollet

Une source d’inspiration pour les photographes

Certains photographes ont très tôt trouvé dans la nuit une source d’inspiration, un objet d’étude et d’expérimentation. Ils ont utilisé des longueurs de pose qui révèlent les spectres, les halos et les lignes lumineuses. Mais également du flash pour saisir sur le vif la vie des noctambules et les spectacles des nuits parisiennes. Pour cette exposition, la Galerie Roger-Viollet a sélectionné 70 photographies. Majoritairement en noir et blanc, elles illustrent parfaitement le contraste entre la densité du noir et la blancheur franche des lampes électriques. Ces oeuvres, couvrant la période 1900-1970, sont issues en grande partie des fonds d’archives de la Ville de Paris*. Mais aussi de ceux de Jean-Pierre Couderc, Pierre Jahan, François Kollar, Janine Niepce, Jack Nisberg et René-Jacques. Les 70 tirages modernes présentés sont numérotés en édition limitée à 30 exemplaires.

*Roger-Viollet, Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), Bibliothèque Forney, Cinémathèque Robert-Lynen.
« Le Monocle », cabaret pour femmes, à Montparnasse. Paris, vers 1930. © Collection Roger-Viollet.

« Le Monocle », cabaret pour femmes, à Montparnasse. Paris, vers 1930. © Collection Roger-Viollet

Infos pratiques

La Galerie Roger-Viollet présente « Paris, ouvert la nuit » jusqu’au trois octobre.
Du mardi au samedi de 11h00 à 19h00
Adresse : 6, rue de Seine
75006 Paris
Tél. : 01 55 42 89 00
www.galerie-roger-viollet.fr
galerie@roger-viollet.fr

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