janvier 30, 2019 4:28

Publié par Gaelle Alban

Yves Saint-Laurent

Qui ne connait pas Jean-Marie Périer, ce célèbre photographe des stars ? Une magnifique rétrospective comportant plus de 300 photos, dont une centaine d’inédites, se déroule sur le Toit de La Grande Arche de La Défense. Suivez le guide !

Une des plus grandes expositions rétrospective de Jean-Marie Périer.

Jean-Marie Périer

Jean-Marie Périer

Plus de 300 photos*que l’artiste n’avait encore  jamais montrées s’offrent à vous. “Souvenirs d’Avenir » est l’exposition-phare de ce début d’année. Le fruit de 40 ans de passion est exposé dans l’espace culturel du Toit de la Grande Arche. L’occasion de retrouver de nouvelles photos de Johnny, Sylvie, Françoise, Sheila, les Rolling Stones, Marianne Faithfull, les Beatles… mais aussi Jean Paul Gaultier, Yves Saint Laurent, Tom Ford… Les 1 200 m2 des salles, mis à la disposition du photographe par City One 111, se prêtent parfaitement à cette rétrospective.
*dont 1/3 sont inédites

Des archives précieuses

Cette rétrospective présente plus de 300 tirages des deux périodes où, grâce à la photographie, j’ai pu côtoyer ou vivre avec des artistes exceptionnels, tant dans le monde de la musique que dans celui de la mode. Par chance, il y a un an j’ai récupéré mes archives, ce qui m’a permis de les revoir avec un oeil neuf. Résultat, un tiers des images présentées sont inédites.” explique Jean-Marie Périer

Sylvie Vartan

Les années 60

Au travers de cette rétrospective, Jean-Marie Périer n’a qu’une envie : faire plaisir aux gens. “C’est pourquoi j’essaie toujours de montrer le plus d’images possibles, afin que celui qui n’aime qu’un seul artiste ait peut-être une chance de le voir. Car je le sais bien, en France comme dans le monde, ceux qui viennent à mes expositions sont souvent là pour retrouver leur jeunesse. (Si je n’avais immortalisé que des magnifiques bouquets de fleurs, je ne suis pas convaincu que les gens viendraient pour mon « immense » talent.) D’autres veulent rêver d’une époque qu’ils n’ont pas connu, émus par la  nostalgie d’un temps empreint de liberté, d’insouciance et d’une naïveté perdue. C’était une période bénie où je travaillais sérieusement à des choses dont je pensais qu’elles ne l’étaient pas.” explique le photographe.

Françoise Hardy

Françoise Hardy

Des rencontres fabuleuses et précieuses

Ma chance c’est d’avoir rencontré Daniel Filipacchi, l’inventeur du journal « Salut les copains ». Grâce à lui, durant douze années, j’ai pu proposer tout ce qui me passait par la tête. Aucun artiste ne m’a jamais rien refusé, ni même demandé à voir une photo avant sa parution. La confiance qu’ils m’accordaient était totale. Mon but était de les mettre en valeur. Les adolescents Français des années 60 décoraient leurs chambres des photos de ces artistes. Il faut dire que, devant mon objectif, je n’avais que des visages jeunes et beaux. Nous avions le même âge. C e sont eux qui m’ont emmené dans leur aventure. Je n’oublie pas que tous auraient réussi sans moi, tandis que moi, sans eux… L’époque était légère, comme le disait Eddie Barclay «On faisait plus de show que de business». Hier ne comptait pas, demain n’existait pas, il n’y avait qu’aujourd’hui.” avoue l’artiste.

Mick Jagger

Les années 90

Après dix années passées aux Etats-Unis à faire des films publicitaires, je commençais à me languir sérieusement de la France, lorsque ma soeur Anne-Marie m’appela de Paris. « Tu n’as qu’à redevenir photographe. Viens me retrouver… » Effectivement elle dirigeait le journal « ELLE » depuis plus de vingt ans. Et c’est ainsi que je repris le chemin des studios pour travailler avec les gens de la mode. Curieusement, les rockeurs étant devenus des pères de familles, les nouvelles rock-stars c’étaient les couturiers. Personne ne vivait comme Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld ou Jean Paul Gaultier. Ils m’ont vite accepté et je retrouvai aussitôt la même liberté que celle dont je bénéficiais dans les années 60.” raconte Jean-Marie Périer.

Un monde épris de liberté

En effet le monde de la mode étant épris de liberté et d’amour de l’art, je pus replonger dans mes habitudes de photos mise en scènes. La réalité n’ayant jamais été mon domaine, je me hissai avec plaisir dans l’univers des couturiers car à la fantaisie et l’insolence des musiciens ils ajoutaient l’obsession du goût et  de l’élégance. Cette exposition retrace donc les deux périodes de ma vie de photographe, les années 60 d’un côté, les années 90 de l’autre. Je ne sais pas si ça fera une oeuvre, mais en tout cas ça valait le coup d’être vécu.” se souvient Jean Marie Périer.

Yves Saint-Laurent

Jean-Marie Périer est né à Neuilly en 1940.

En 1956, il devient assistant de Daniel Filipacchi, alors photographe à Marie-Claire. Il commence à travailler pour Jazz magazine, Paris-Match et Télé 7 Jours mais doit partir en 1960 pour faire son service militaire en Algérie.

De 1962 à 1974, il est le photographe de Salut les Copains, côtoyant tous les artistes des années 60. Il travaille également pour des productions publicitaires, notamment pour Levi’s et L’Oréal.

A partir de 1975, il se consacre entièrement aux films publicitaires, à Los Angeles et à New York. Il en tourne plus de 600, pour Canada Dry, Coca Cola, Ford, Nestlé, Bic, Camel, Ford… Il tourne aussi des longs métrages pour le cinéma, notamment Antoine et Sébastien avec François Périer en 1974 et Sale rêveur avec Jacques Dutronc et Léa Massari en 1978.

 

Le retour en France

Jean-Marie Périer

Jean-Marie Périer

Il revient en France en 1990 et renoue avec la photo pour le journal ELLE. C’est là qu’il peut produire notamment la série « L’univers des créateurs » qui lui permet de retrouver la liberté et la fantaisie dans la mise en scène qui avaient fait sa marque dans les années soixante. Tous les grands créateurs passent devant son objectif : Saint Laurent, Armani, Tom Ford, Christian Lacroix, Gaultier, Alaïa…

Parallèlement, il réalise des documentaires et séries pour la télévision. Ainsi en 2008 : une série de 50 programmes courts pour Paris Première avec Jacques Dutronc et une série de 50 programmes courts pour France 5 sur les années soixante.

La première grande exposition consacrée à ses photos s’est déroulée à l’Hôtel de Ville de Paris en 2002.

AFFICHE

Du 15 janvier au 3 mars 2019, le Toit de la Grande Arche de La Défense accueillera l’une des plus grandes expositions rétrospective de Jean-Marie Périer.

Ouvert tous les jours, de 10h à 19h, dernière montée à 18h30 Accès inclus dans le prix de la visite du toit de la Grande Arche : de 7 à 15€

Renseignements sur www.lagrandearche.fr

Réservation de groupe : billetterie@lagrandearche.fr et points de vente habituels

Copyright : Jean-Marie Périer – Sylvie Bosc (photo de Jean-Marie Périer).

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