Le Périgord, un voyage dans le temps

Evasion, Idées Week-End

Le Périgord, un voyage dans le temps

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Lascaux, l’abbaye de Cadouin, la bastide de Monpazier, le château de Biron ou encore les étonnantes concrétions de la grotte du Grand Roc : le Périgord possède un patrimoine d’une incroyable diversité.

De plus, ces sites ont l’avantage d’être proches les uns des autres.

Le Périgord : un livre d’histoire

Découvrir le Périgord, c’est embarquer dans une machine à remonter le temps. Car cette région a tout d’un magnifique livre d’histoire. On y feuillette des pages menant de la Préhistoire à la Renaissance, au travers de lieux sur lesquels le temps semble n’avoir eu aucune prise.

Voici quelques étapes incontournables de ce voyage dans le temps. A commencer par Lascaux. Les reconstitutions, bien sûr, car la grotte originale ne se visite plus depuis bien longtemps. Mais Lascaux II et Lascaux IV sont, elles aussi, des merveilles : si pareilles, si différentes.

De Lascaux II…

Quelle force, quelle intensité ! Dès les premiers instants, peintures et dessins fascinent. Ils hypnotisent. Dire que tout ceci a été réalisé voici 21 000 ans, dans le noir, à la lumière de lampes à graisse. Oui, certes, c’est un fac-similé. Mais cela n’enlève rien à l’émotion qui étreint le visiteur devant cette envoûtante beauté.

La grotte Lascaux II a été ouverte au public en 1983. C’est à dire 20 ans après la fermeture de l’original, située à seulement 150 m d’ici. Elle a demandé un long et minutieux travail. D’abord d’observation, puis de reconstitution de la grotte et, bien sûr, de ses ornements. L’artiste qui a conduit le projet pendant plus de 11 ans, Monique Peytral, ne s’est pas contentée de copier les peintures. Pour cela, elle a aussi reproduit les gestes et techniques de leurs auteurs paléolithiques, utilisant les mêmes ingrédients et outils.

L’ambiance et les conditions de la grotte originale

L’ambiance et les conditions de la grotte originale©Photo Semitour.

Le Périgord - Une émotion particulière

Une émotion particulière.©Photo Semitour

Le Périgord - Peintures, dessins et gravures ont été reproduits avec les mêmes gestes et techniques

Peintures, dessins et gravures ont été reproduits avec les mêmes gestes et techniques©Bernard Frantz

…à Lascaux IV

Si Lascaux II constituait une prouesse technologique, que dire de Lascaux IV ? La réplique a été réalisée avec une précision extrême, au 1/16 e de millimètre près, grâce aux technologies les plus avancées. De plus, la grotte a été reconstituée dans sa totalité. Alors que la précédente version ne restituait qu’un peu moins de la moitié des gravures et peintures. Certes la plus riche, avec la célèbre salle des Taureaux et son prolongement, le diverticule axial. Ici, tout y est. Et le charme opère encore !

Pourtant, le décor change radicalement. Lascaux IV ne cherche aucunement à faire illusion : ce nouveau fac-similé est installé dans un bâtiment ultra-moderne. Ouvert en 2016, il représente un investissement colossal, de 60 millions d’€. La visite débute par le haut, comme pour ensuite plonger dans les entrailles de la terre. Et le mystère de Lascaux, car beaucoup de choses restent à élucider, se répète.

Un bâtiment aux lignes modernes.

Un bâtiment aux lignes modernes.©Bernard Frantz

Le Périgord - Détail de la salle des Taureaux.

Détail de la salle des Taureaux©Dan Courtice)

La forêt minérale du Grand-Roc

Toujours dans le Périgord, dans la vallée de la Vézère, voici la grotte du Grand-Roc. Ici, nulle gravure ou peinture préhistorique, mais une incroyable forêt minérale. Elle se trouve dans une haute falaise qui domine la rivière. Devant cette muraille de pierre, virevoltent et piaillent des nuées de martinets, d’hirondelles. Et, dans les profondeurs de la roche, l’on contemple d’admirables concrétions naturelles. Un extraordinaire phénomène géologique : des stalactites et stalagmites, dont certaines pas plus épaisses qu’un cheveu, à profusion.

Dans cette grotte, ouverte depuis 1947 et inscrite à l’Unesco, on a littéralement le nez sur les merveilles. Goutte après goutte, elles se façonnent au rythme d’un ou deux cm par siècle ! Certaines prennent des formes étonnantes. Comme cette « Victoire de Samothrace » ou ce « chrysanthème », ainsi que les a baptisées le découvreur de la grotte.

Le Périgord - La victoire de Samothrace

La victoire de Samothrace@Declic&Decolle

La grotte est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco

La grotte est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco©Photo @Declic&Decolle

La richesse du cloître de Cadouin

Quel charmant village, Cadouin. Sa petite taille contraste avec la magnificence de son abbaye. Fondée en 1115, devenue cistercienne, elle est restée dans un remarquable état de conservation. Notamment le cloître, qui plus est, d’une richesse exceptionnelle. Époque romane et sculptures Renaissance s’y côtoient dans une rare et délicate profusion de chefs-d’œuvre. On passerait des heures à les admirer. Notamment, le siège de l’abbé, entièrement sculpté dans cette magnifique pierre blonde qui est aussi l’un des charmes de l’abbaye. Ou encore ces personnages qui ornent les colonnes.

Contrairement à la règle de sobriété des cisterciens, à Cadouin, rien n’était assez beau. Parce que, depuis les Croisades, l’abbaye a abrité le Saint-Suaire. En fait, l’inestimable relique n’en était pas une : le doute sera définitivement balayé en 1935. Mais, durant des siècles, des cohortes de pèlerins ont défilé à l’abbaye de Cadouin, assurant sa richesse.

Le chœur de l’église.

Le chœur de l’église.

Le Périgord - Le cloître de l’abbaye.

Le cloître de l’abbaye.

Le siège de l’abbé.

Le siège de l’abbé.

Le Périgord - Une profusion de chefs-d’œuvre©Photos Bernard Frantz

Une profusion de chefs-d’œuvre©Photos Bernard Frantz

Le charme fou de Monpazier

Découvrir Monpazier est comme revenir au Moyen Age : rien ou presque n’y a changé. Classé « Plus beau village de France », ce village du Périgord a un charme fou. C’est une bastide, un village fortifié, construite à partir du XIIIe s, avec les rues se coupant à angle droit.

Au centre, sur l’étonnante place des Cornières, se dressent de magnifiques demeures toutes édifiées entre le XIIIe et le XVe. Et, face à la halle, toutes alignent de larges arcades : on devait pouvoir commercer quel que soit le temps. Aujourd’hui encore, cette place est le cœur battant du bourg avec ses artisans, dont un véritable chapelier, et ses terrasses bondées. Il est bien agréable de flâner dans les rues qui s’en échappent, elles aussi bordées de maisons remarquables. Une trentaine d’entre elles, comme la vénérable maison du Chapitre, sont d’ailleurs classées.

Le Périgord - La halle du marché.

La halle du marché.

La place des Cornières, avec ses larges arcades.

La place des Cornières, avec ses larges arcades.

Le Périgord - Une trentaine de maisons classées

Une trentaine de maisons classées©Photos Bernard Frantz

L’imposant château de Biron

Juché sur une colline, le château de Biron se voit de très loin. Arrivé à son pied, le visiteur, ébahi, contemple une véritable petite cité. En fait, Biron est un petit monde en soi qui s’est créé au fil des époques. Dans le prolongement des remparts, voici d’abord l’église, édifiée au tournant du XVe s. Tout à fait remarquable, elle est constituée de deux hautes chapelles superposées. Celle du haut est bien entendu celle des seigneurs.

Le château lui-même est encore plus imposant qu’il n’y paraît. Des constructions de différentes époques, mais toujours élégantes et altières. Un mille-feuille architectural où le donjon du XIIe côtoie la grande aile des Maréchaux, aux hautes salles de réception. Et c’est superbe ! 

Biron a appartenu à la même famille des Gontot-Biron pendant 24 générations. Jusqu’à ce qu’un funeste orage de grêle dévaste, en 1938, l’hectare de toitures du château.

 Des constructions de différentes époques

Des constructions de différentes époques@Declic&Decolle

Un mille-feuille architectural.

Un mille-feuille architectural.

Le Périgord - La grande cuisine.

La grande cuisine.

Le Périgord - Des constructions élégantes.

Des constructions élégantes.

Le château a été meublé par l’administration des Domaines.

Le château a été meublé par l’administration des Domaines.

Le Périgord - Une magnifique salle de réception

Une magnifique salle de réception©Photos Bernard Frantz

Informations pratiques

Se renseigner, à l’office de tourisme Dordogne-Périgord pour tout savoir sur les iconiques et les grands rendez-vous de ce territoire magique.

Où dormir, où manger ?

Aux Eyzies, non loin de la gare SNCF où s’arrêtent toujours les TER, l’Hôtel des Glycines (4*) constitue une très belle escale. Dans cet ancien relais de poste, agrandi récemment, les chambres sont belles et très confortables. Situé dans un domaine de 3 hectares, il comporte une grande piscine et un spa. Sa table est particulièrement renommée. Son restaurant gastronomique « Le  1862 » où officie le chef Pascal Lombard s’est en effet vu décerner un macaron Michelin.

Le Périgord - L’hôtel des Glycines.

L’hôtel des Glycines.

Une vaste propriété.

Une vaste propriété.

Au château-hôtel Edward Ier.

Au château-hôtel Edward Ier.

Le Périgord - Un ancien hôtel particulier

Un ancien hôtel particulier©Photos Bernard Frantz

A Monpazier, le château-hôtel Edward 1er (4*) constitue une autre étape de charme. A deux pas de la fameuse place des Cornières, c’est une élégante demeure datant de 1804. D’hôtel particulier, elle est devenue hôtel tout court dans un passé récent. Elle s’est étendue aussi, et comporte aujourd’hui 18 chambres très cosy. 

A lire aussi sur le Site Dynamic Seniors : https://dynamic-seniors.eu/mondrian-bordeaux-les-carmes-a-bordeaux/

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