Vingt ans d’acquisitions du musée du quai Branly-Jacques Chirac

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Vingt ans d’acquisitions du musée du quai Branly-Jacques Chirac

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Vingt ans déjà que le Musée du Quai Branly-Jacques Chirac a été créé. Aujourd’hui, plus de 77 000 œuvres, des pièces historiques et contemporaines, ont intégré sa collection. Pour cet anniversaire, le musée a voulu présenter quelques-unes de ses acquisitions réalisées entre 1998 et 2018. L’exposition 20 ans, les acquisitions du musée du quai Branly-Jacques Chirac, présente 500 œuvres iconiques, du 24 septembre 2019 au 26 janvier 2020. Une très belle exposition qui raconte l’histoire de cette jeune institution et de ses coulisses.

Musée du quai Branly-Jacques Chirac : une collection unique

Les arts d’aujourd’hui ont trouvé leur place au sein de l’exposition.

Les arts d’aujourd’hui ont trouvé leur place au sein de l’exposition.

Le musée a réellement ouvert ses portes en 2006, mais il a mis en place, dès sa création en 1998, le chantier de ses collections. Il a hérité des œuvres du musée national des Arts d’Afriques et d’Océanie et du musée de l’Homme. Il a fallu les reconditionner, les renseigner, les photographier. En parallèle l’institution a développé sa propre politique d‘acquisition avec l’aspiration de poursuivre les lignes de force qui font l’identité des collections privées. Tout en trouvant, bien sûr, des axes nouveaux de développement. L’objectif est de témoigner de la vitalité des créations d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et d’Amérique. D’élargir et de partager la connaissance sur ces cultures vivantes en transformation ou disparues.

Cette exposition 20 ans, reflète toute la richesse du patrimoine mondial.

Cette exposition 20 ans, reflète toute la richesse du patrimoine mondial.

Des œuvres datant du XVIe siècles à nos jours

De g à dr. : Cette marionnette de la société kébé kébé originaire du Congo appartenait à Guillaume Apollinaire. Statue masculine de la culture Hemba (République démocratique du Congo) du 19e siècle. Statuette féminine de la culture Bété de Côte d’Ivoire, datant du 19e siècle. Statuette de la maternité rouge, de la culture Dogon, au Mali, datant du 14e siècle.

De g à dr. : Cette marionnette de la société kébé kébé originaire du Congo appartenait à Guillaume Apollinaire. Statue masculine de la culture Hemba (République démocratique du Congo) du 19e siècle. Statuette féminine de la culture Bété de Côte d’Ivoire, datant du 19e siècle. Statuette de la maternité rouge, de la culture Dogon, au Mali, datant du 14e siècle.

La collection du musée du quai Branly-Jacques Chirac s’est énormément enrichie grâce à la générosité de donateurs. En vingt ans, 77 082 items ont été acquis, 15 857 objets et 61 225 œuvres graphiques ou photographiques. 60 % proviennent de dons !

La collection est constituée d’œuvres datant du XVIe siècle à nos jours. Elle révèle des images de voyages et d’expéditions, des objets de collections d’artistes et d’intellectuels qui ont contribué à la renaissance des arts extra-européens. Dans l’exposition, on peut ainsi découvrir des objets ayant appartenu à Apollinaire, Matisse, Lévi-Strauss, entre autres.

L’exposition “20 ans” : un discours inédit sur la constitution d’une collection

Un des enjeux de l’exposition Vingt ans est de permettre de mieux comprendre comment se fabrique une collection nationale. Elle découle les fils d’une politique d’acquisition et propose un discours inédit sur la constitution des savoirs autour d’une collection. La parole est donnée aux conservateurs et professionnels de l’univers muséal. Des projections multimédias retracent les différentes étapes qui jalonnent la vie d’une œuvre. De sa présentation en commission à son entrée dans les collections, en passant par les analyses scientifiques. Le public découvre ce que d’ordinaire il ne voit pas, les rouages d’une institution, les métiers qui la compose. Ainsi que le travail de femmes et d’hommes qui œuvrent dans l’ombre.

Une frise chronologique donne un aperçu général des collections du musée.

Une frise chronologique donne un aperçu général des collections du musée.

20 ans envisage les collections nationales comme un héritage en mouvement.

Garant de ce patrimoine, le musée ouvre une réflexion critique sur son propre mode d’élaboration de sa collection. De fait, il interroge son essence même, questionne ce que doit être son rôle au XXIe siècle.

Le parcours de l’exposition

Le parcours est réparti en plusieurs grands espaces.

 De 1968 à 1972, l’anthropologue René Dognin a rassemblé dans un village peul du nord du Cameroun une rare collection de plus de 120 calebasses.

De 1968 à 1972, l’anthropologue René Dognin a rassemblé dans un village peul du nord du Cameroun une rare collection de plus de 120 calebasses.

L’exposition s’ouvre sur une frise chronologique de l’histoire des collections. C’est “Le temps long des collections”. Elle retrace les grandes étapes de la constitution et révèle ainsi une histoire vieille de 450 ans. Plus de quatre siècles séparent ainsi l’entrée des premiers objets extra-occidentaux dans les collections royales françaises.

Les grands axes d’enrichissement

Portrait d’un homme tshokwe en Angola (1938) réalisé par l’ethnologue portugais José Redinha.

Portrait d’un homme tshokwe en Angola (1938) réalisé par l’ethnologue portugais José Redinha.

Dès sa création le musée a mis en place une politique d’acquisition avec des axes différents. Il a ainsi souhaité privilégier les pièces collectionnées par des artistes, des marchands et des amateurs, au début du XXe siècle. Il s’est également orienté vers les premières images engendrées par la rencontre des Européens avec les habitants et les paysages des autres continents.

Parures et costumes…

Parures et costumes…

Les témoignages

L’exposition présente des témoignages photographiques du XIXe siècle. L’Amérique est mise à l’honneur avec les premiers daguerréotypistes mexicains et colombiens. Jusqu’aux premiers clichés du Machu Pichu produit par un photographe amérindien dans les années 1930.

Parures et costumes…

Parures et costumes…

Les récits

Des récits visuels du voyage du XIXe siècle, avec des dessins et des photographies sont mis en avant. Des portraits ethnographiques dont la sélection donne un aperçu d’une vision subjective du monde. Les visiteurs découvrent des objets en série, des collections d’ensembles, puis des collections de textiles et parures, merveilleuses !

Autour de l’objet avec des archives et des ouvrages.

Le cabinet de travail de Claude Lévi-Strauss reconstitué.

Le cabinet de travail de Claude Lévi-Strauss reconstitué.

L’exposition présente de nombreux documents imprimés. On passe même par le cabinet de travail de Claude Lévi-Strauss. La photographie africaine moderne est mise en avant avec des clichés d’artistes du XXe siècle et quelques périodiques iconiques. Le parcours continue vers le temps présent avec la présentation d’objets contemporains, de photographies, de tableaux, de tapisseries, de tatouages. Un patrimoine vivant qui se renouvelle et se réinvente.

Le musée du quai Branly-Jacques Chirac met en lumière la photographie africaine. On y découvre des scènes et des portraits exceptionnels.

Le musée du quai Branly-Jacques Chirac met en lumière la photographie africaine. On y découvre des scènes et des portraits exceptionnels.

Les œuvres majeures de la collection du musée.

Une pièce exceptionnelle, un costume de reine des Indiens de Mardi gras, en provenance de La Nouvelle Orléans, composée de tissus, cotons, perles de verre, plumes d’autruche. C’est un costume unique, qui ne servira qu’une fois.

Une pièce exceptionnelle, un costume de reine des Indiens de Mardi gras, en provenance de La Nouvelle Orléans, composée de tissus, cotons, perles de verre, plumes d’autruche. C’est un costume unique, qui ne servira qu’une fois.

La dernière partie de l’exposition se termine en apothéose. Elle dévoile sous forme métaphorique ce que sont en réalité un musée et une exposition. Le public découvre une sélection d’œuvres, une anthologie, parmi les milliers de pièces qui constituent la collection nationale.

L’espace qui rassemble les œuvres majeures de la collection du musée.

L’espace qui rassemble les œuvres majeures de la collection du musée.

Pour en savoir plus

Exposition du 24 septembre 2019 au 26 janvier 2020. Galerie jardin. Musée du quai Branly-Jacques Chirac, 37 quai Branly, 75007 Paris.

Site : www.quaibranly.fr

Commissaires principaux de l’exposition :

Yves Le Fur, directeur du département du patrimoine et des collections du musée du quai Branly-Jacques Chirac, et son adjoint Emmanuel Kasarhérou.

Copyright : Caroline Paux

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