Constipation : problèmes et évolution des traitements

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Constipation : problèmes et évolution des traitements

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Nous avons tous un jour été confronté à des problèmes de constipation. La constipation peut avoir différentes causes. Une alimentaire et l’autre suite à un traitement contre la douleur. Pour soulager la douleur, l’usage des opioïdes est de plus en plus fréquent. Véritable traitement de référence, ils entraînent des effets secondaires indésirables. La constipation fait partie de ces effets indésirables.  

Les opioïdes dans la prise en charge de la douleur 

kyowa-kirin et la constipation

Maux de tête, dorsalgies, sciatiques, fibromyalgies, rhumatismes font l’objet de prescription d’antalgiques opioïdes. Il en va de même pour les douleurs cancéreuses, douleurs post-opératoires ou autres douleurs modérées à intenses. La codéine ou le tramadol – morphiniques dits faibles mais aussi des morphiniques plus forts comme la morphine, l’oxycodone ou le fentanyl font partie de l’arsenal thérapeutique prescrit. 18,2% des Français ont bénéficié d’au moins une ordonnance de médicament antalgique opioïdes en 2015. 

Douleur de la constipation

 La constipation : effet indésirable quasi-constant ! 

L’augmentation de l’utilisation des antalgiques opioïdes induit l’augmentation des effets indésirables liés à ces traitements anti-douleurs. La constipation est la plus fréquente, loin devant la nausée, la somnolence ou la confusion. Cette constipation est largement sous-estimée. Les patients n’en parle ntpas forcément à leur médecin. En effet, selon les études, jusqu’à 94% des patients sous opioïdes sont concernés. Pour les morphiniques faibles comme la codéine ou le tramadol, la constipation concerne 1/3 des patients en moyenne. En ce qui concerne les morphiniques forts comme la morphine, la constipation concerne 2/3 des patients. 

kyowa-kirin et la constipation

Une pathologie reconnue

La Constipation Induite par les Opioïdes est désormais une pathologie reconnue. Elle a fait l’objet d’une définition précise selon les nouveaux critères (2016) dits de ROME IV. Ces critères servent au diagnostic de cette constipation.  La mise en évidence d’une constipation repose en premier sur l’interrogatoire du patient. Pour faciliter cette étape de diagnostic, une échelle très simple (l’échelle de Bristol, cf visuel) peut être utilisée et engage le dialogue envers cette pathologie taboue.  En plus d’être un effet indésirable fréquent, la constipation induite par les opioïdes peut apparaître dès la première prise du traitement opioïde. Et ce, quelle que soit sa voie d’administration et la dose prise. Contrairement aux autres effets indésirables liés aux opioïdes souvent transitoires (nausées, sédation). La constipation ne cède pas avec la poursuite du traitement. Elle est quasi-constante au cours du traitement opioïde. 

Douleur de la constipation

La constipation : Problème majeur dans l’observance et la qualité ! 

Dans une récente enquête de 2014, 60 % des 513 patients préféraient diminuer leurs doses d’antalgique à cause de leur constipation. D’autres préféraient encore arrêter de façon transitoire ou même définitive leur traitement opioïde. La Constipation Induite par les Opioïdes peut provoquer fatigue, insomnie, gaz, ballonnements, êne dans la partie inférieure de l’abdomen, reflux ou baisse d’appétit Ces symptômes, qui impactent très négativement la qualité de vie du patient, représentent un frein aux activités du quotidien qu’elles soient d’ordre personnelle ou professionnelle. Ces symptômes induisent aussi une augmentation significative des consultations (urgences, spécialistes). Ils provoquent également une augmentation du nombre d’hospitalisations.

kyowa-kirin et la constipation

Comment traiter la constipation ?

Pour traiter cette constipation invalidante pour le patient, il est recommandé de prescrire en systématique un laxatif dès la première ordonnance du traitement opioïde. Cette prescription sert à informer le patient de cet effet indésirable très susceptible d’apparaître en plus d’avoir un traitement en cas de besoin. Pourtant, dans 50% des cas les patients ne répondent pas de manière satisfaisante et les laxatifs sont inefficaces. 

Une nouvelle approche thérapeutique PAMORA 

Pour palier le manque d’efficacité des laxatifs, des nouvelles molécules ont été développées. Les PAMORA*. Les antalgiques**  agissent au niveau du SNC***  mais aussi au niveau du SNE**** sur le système digestif. On le considère maintenant comme un 2ème cerveau où siègent, entre autres, quelques 200 millions de neurones. 

*acronyme anglais pour antagonistes des récepteurs opioïde périphérique, à savoir ceux du tractus gastro intestinal.
**morphiniques faibles ou forts.
***Système nerveux central.
****Système nerveux Entérique

kyowa-kirin et la constipation

Le danger des Opioïdes

La prise d’opioïdes peut donc entrainer (en parallèle du soulagement de la douleur) :
– Un ralentissement de la motricité gastro-intestinale.
– Une absence des sécrétions muqueuses.
– Un dysfonctionnement au niveau des sphincters 

Ces 3 effets induisent une constipation immédiate 

Cette nouvelle classe thérapeutique PAMORA agit localement*  en délogeant les opioïdes fixés sur les récepteurs morphiniques μ pour contrer la constipation et relancer le transit intestinal. Les PAMORA ciblent spécifiquement les causes de la constipation induite par les antalgiques morphiniques faibles et forts. Ce qui favorise une efficacité rapide. Cette dernière permet au patient une bonne observance de son traitement antalgique sans altérer sa qualité de vie. Il n’a plus besoin de limiter les doses pour éviter la constipation. Autre avantage, le patient n’a plus à « choisir » entre avoir mal ou être constipé. 

*au niveau du tractus gastro-intestinal.

https://www.kyowakirin.com/

Crédit Photos : Kyowa Kirin

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